On m'a forcé à tuer mon bébé, quand l'avortement est une contrainte.

  • Lo.

A l'heure qu'il est, je n'ai que des larmes, le cœur en feu et je suffoque par manque d'air.

Dans deux jours, j'aurais du être à 37 semaines d’aménorrhée, je serai arrivée au terme auquel j'ai eu mes deux premiers bébés.

Mais mon ventre et vide, les larmes coules et j'ai l'âme d'une meurtrière.

Au mois de Juin dernier, ou peut être même étions nous en juillet - Je tache depuis des mois d’effacer ces souvenirs traumatisants - on m'a forcé à tuer mon bébé.

Quelques semaines avant, j'ai découvert une grossesse surprise. ma première n'avait pas encore trois ans, mon deuxième avait 10 mois et j'étais de nouveau enceinte. C'était le jour de mon anniversaire, le 8 mai. Quand j'ai vu le test virer au positif, je n'en ai pas crus mes yeux. Incrédulité - Joie - doute - peur - angoisse... je dois l'annoncer. A ce moment là, jamais, au grand jamais, je n'ai pensé avorté. Ayant déjà perdu quatre bébés à travers des fausses couches mutilantes, hors de moi était l'idée de tuer cet enfant, ce cadeau.

Mais dès l'annonce, les remarques ont fusées :" mais tu n'as que deux genoux, il n'y a pas de place pour ce bébé." Pour la première fois, on m'a fait comprendre que ce bébé là, je ne l'aurai pas non plus.

J'écoutais sans prendre garde, de toute façon, je n'avais jamais mené à terme une grossesse sans traitement. Je pensais ce bébé déjà condamné. Je ne pensais pas devoir prendre une décision quelconque concernant cette grossesse. Pour moi, c'était la nature qui déciderait.

Puis les semaines se sont écoulées, et le miracle s'est confirmé, pour la première fois, je vivais une grossesse sans traitement contre les fausses couches, je vivais une grossesse évolutive.

Et ses doutes se sont insinués. "Comment on va faire avec un bébé de plus ?" "et financièrement ?" "mais si je pense que la vie est importante" "oui ça pose des questions éthique" " tu es sûre que tu veux le garder ?" "bien sur que je serai là pour toi quelque que soit ta décision" "Et puis tu vas perdre ton travail, tu es en cdd" " tu vas tout gacher en voulant le garder." "tu penses à notre famille ?" " Tu veux le garder ?... BAH VAS Y GARDE LE PUISQUE C EST CA ! MAIS JE TE PREVIENS TU VAS GACHER MA VIE"

De simple soutien, IL m'a placé au bord d'un précipice. Tous les médecins ont essayés de m'aider "n'avortez pas madame, vous allez le regretter, comment allez vous vivre avec ? Et vous monsieur ? vous en pensez quoi ? Ah... vous n'en voulez pas ? C'est compliqué. Mais c'est a madame de décider n'est-ce pas ?"

Des paroles, et de vent.

On m'a fait croire que j'avais le choix, que c'était mon corps, ma décision. Mais quand tu te retrouves en face d'un regard de haine, désapprobateur, qui te dis en criant "TU VEUX LE GARDER ? GARDE LE, mais je ne m'en occuperai pas." Le choix se restreint.

Puis face à la conseillère du planning familiale le revoilà tout mielleux, "oui moi aussi j'ai des doutes, je ne suis pas sur, je pense aussi que c'est une vie, on n'arrive pas à prendre une décision, ma femme ne se décide pas. Je luis laisse le choix. etc.. etc..."

Mais quel choix ai-je eu ? Celui de me détruire moi, de tuer mon bébé, ou celui de détruire ma famille, mon couple, peut être privé mes enfants déjà nés de leur père ? Tout reposait sur moi.

Aujourd'hui, on nous fait croire que nous sommes des femmes libres, que nous pouvons faire notre choix, que notre corps nous appartient.

Je n'ai pas vu l'aube de ces promesses.

J'ai été seule. Désorientée. Tiraillé entre le service médicale, les gynécologues , trois gynécologues différents qui ont refusés de pratiquer l'opération, parce qu'ils ont tous vu, que ce n'était pas ce que je voulais. Ils savaient ce que mon mari ne voulait pas voir : ça me détruirait. Que ça aurait été inhumain de me faire vivre ça. Mon mari était parfois présent, (trois fois sur quatre.) et pourtant, il n'a jamais pris en compte ma détresse. Et s'il l'a vu, il a décidé de l'ignorer. Je ne sais pas une femme libre. Je suis contrainte par l'avis de mon mari.

Plus les semaines passait, plus je faisais par de mon indécision. Je ne voulais pas avorter, pas du tout, je ne pouvais pas. Mais comment garder un bébé que mon mari ne désirait pas ? Un bébé qui risquait de me faire tout perdre ?

A ce moment là. J'ai juste eu peur. J'ai été lâche. Je n'ai pas si tenir tête. Je me suis juste senti seule, fragile et incapable de tout porter sur mes petites épaules. Je me suis vue seule, avec mes trois bébés dans les bras, sur mes genoux pas assez grands, comme ils me disaient.

je venais de recommencer l'enseignement, comme remplaçante, je n'avais qu'un petit smic, souvent payé en retard, pas de permis, pas de voiture, en pleine campagne, à une heure de la grande ville la plus proche.

J'ai regardé les appartements, mais un appartement pour accueillir trois bébés, dignement, en leur offrant ce que j'aurais aimé leur offrir... je n'avais pas les moyens. Je n'arrivais même pas à faire dormir mes deux poupons ensemble, alors trois ?

J'aurais pu. Peut être. J'aurais dû. surement.

Et la fatigue. Les nuits debout à regarder les heures défiler, seule.

La lune, mes étoiles, et moi.

Et puis toute cette solitude au milieu des 7 milliards d'autres.

Alors je me suis rendu chez le gynéco, encore, en pleurant, je lui ai demandé les cachets, sous le regard d'un soulagement intense de mon mari. On m'a demandé de les avaler face au médecin. je l'ai fait. J'ai tué mon bébé sans le vouloir. A bout de force. En pensant si fort à toutes les autres héroïnes Cornéliennes. Au dilemme avec de "m" par ce qu'on aime tant... à en mourir. 

Dans la nuit, j'ai pleuré si longtemps, seule, dans le noir, que ma tête menaçait d'exploser. En panique j'ai appelé un numéro vert d'aide pour l'avortement. Je voulais tout arrêter. C'était possible. C'est possible, je le sais. Au téléphone, on m'écoute, on me console, on me rassure. De l'humain, que de l'humain. De la tendresse, de la compréhension, du courage, beaucoup d'émotion.

on peut changer d'avis après avoir pris les premiers médicaments pour avorter !

Ma décision est prise. Je n'ai pris que le premier cachet de la procédure, il est réversible contrairement au deuxième cachet, on peut encore agir. Je peux sauver mon bébé. Il faut juste de la progestérone, ça tombe bien, j'en ai. On me passe un médecin au téléphone, on me rassure encore, mon bébé ne risque rien si je prends la progestérone tout de suite, ça va aller, il n'y a dans les études, rien qui dit le contraire, j'ai fait ce qu'il fallait. Le lendemain matin j'appelle la clinique pour annuler le rendez vous, je demande un examen de suivi dans une autre, pour vérifier que mon bébé va bien. On me prend pour une dingue, la fille au bout du téléphone est odieuse.

Dans la journée, j'annonce à mon mari que j'ai annulé la procédure, que je ne veux pas, que j'aurais ce bébé, que ça ira, que j'ai fait ce qu'il fallait. Après tout on a une bonne situation, une grande maison, une grande voiture, tout ce qu'il faut. Ce bébé on peut l'accueillir. Et j'en suis déjà à 11sa, c'est déjà un bébé !

Et là... déferlante de colère.

Il dit que je l'ai trahis, et un tas d'autre chose qui me laissent en miette sur le sol. Je croyais que j'avais le choix !

En fait. Non. Pas vraiment. Pas sans haine. Pas sans cris. Pas sans être seule je crois. Face à mon visage ravagé par la douleur il fini par me dire "Peut être qu'un jour je m'y ferait, garde le si tu veux, mais là, je te jure que cet enfant j'en veux pas."

Je m'effondre. J'ai espéré du réconfort, du soutien, du courage. le miroir reste vide.

A l'heure prévu, il m’emmène à la clinique. Je hurle de douleur durant les 30mn, de suffoque entre mes larmes, je fini par en vomir. Il ne fera pas demi tour. Il continue avec sa phrase traite "tu vas le garder ? BAH GARDE LE ! NE VAS PAS DIRE QUE C EST A CAUSE DE MOI !" une phrase détrempée de haine, qui ne laisse pas de place au doute.

11sa+4

J'attrape les derniers cachets du protocole sous le regard désolé du médecin qui m'a dit que de toute manière mon bébé serait surement malformé (c'est faux en réalité), tremblante, atterrée par mon geste, j'avale les médicaments, sous le regard de mon mari triomphant. Juste avant, j'ai vu mon bébé une dernière fois à l'échographie. Je l'ai vu bouger. Il allait bien. Il allait bien...

Jamais je n’oublierai ce regarder de bonheur quand il m'a vu avaler les pilules.

Puis il m'a laissé seule. Il fallait qu'il garde les autres enfants.

Ce bébé, je l'ai eu seule, dans le silence, sans anti douleurs, par voie basse, à 11sa+4, sans intervention. Quand il est né, la sage femme l'a jeté dans les toilettes et a tiré la chasse d'eau sous mes yeux. Moi je voulais mettre mes mains dans la cuvette pour le rattraper.

Pendant des semaines, je n'ai pas dormi la nuit. imaginant mon bébé dans les égouts de la ville entouré de matières fécales et autre détritus.

Mon mari est un homme bien. Un homme aimé partout ou il va. Agréable. Sans histoire. un homme comme tous les autres. il n'est pas du tout violent. il n'est pas non plus méchant. C'est même le dernier mot auquel on pense en pensant à lui. Mais cet enfant. Ce n'était qu'une mauvaise idée pour lui. Qu'un concept qu'il préférait voir s'éloigner. Si je lui demandais, il serait incapable de tuer le moindre animal. Je ne veux pas que vous le jugiez. Il a ses raisons, qu'il croit être les bonnes. Les choses de son point de vue doivent être... très éloignées de tout ça. Il s'agit ici de vous livrer mon ressenti de femme, de mère, pas d'épouse, je peux le comprendre. Mais ce jour là, il m'a demandé d'assassiner notre propre enfant. De mes mains. Et de vivre avec. Tout le reste de ma vie et ça... je ne le pardonnerai jamais.

Moi aujourd'hui. Je ne suis que l'ombre de mon crime. Je ne me sens même pas digne d'être mère. Je me suis même éloignée d'une certaine manière de mes enfants. En les regardant, je sais que j'ai tué leur frère ou leur sœur qui leur ressemblait surement. Je me sens ignoble. Cet acte a détruit le peu d’estime que j'avais de moi même. C'est moi qui ai pris ces pilules. C'est moi qui l'ai tué. Je n'ai pas eu l'impression une seule fois d'avoir eu le choix. A chaque fois que je regarde mon mari, je me souviens de ce qu'il m'a forcé à faire, je revois son sourire de soulagement. J ai juste le cœur en feu. Je me sens toujours aussi seule. Je n'ai pas eu de soutien. Je n'en ai toujours pas. Je n'en aurais jamais.

On est en 2018. Et aujourd'hui, je voudrais qu'aucune femme n'ai à vivre ça. Je voudrais qu'aucune femme n'ai à avorter. Je voudrais que l'avortement n'ai pas été autorisé dans mon pays. C'est atroce je sais. Mais mon mari n'aurait pas eu la possibilité de me pousser à commettre un infanticide. Et cette semaine, j'aurais rencontré mon troisième bébé.

A toutes ces femmes qui un jour ou l'autre, n'ont pas eu le choix.

#opprimée

Lo.

 

 

 

avorter contre son grés.

avorter contre son grés.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Gabrielle 16/02/2020 14:55

Je suis tellement excité que mon mariage brisé ait été restauré. «Nous nous sommes réconciliés récemment, même si c'était difficile. Cela fait plus d'un mois maintenant, et tout semble être revenu à la normale. Il a commencé à mieux me traiter et ce fut un processus de guérison pour nous deux. Le cauchemar qui avait duré près de 2 ans avant notre rupture est enfin terminé. C’est comme si nous étions de nouveau amoureux! Nous avons tous deux mis le passé derrière nous et essayons d'avancer - et pour la première fois depuis longtemps, l'avenir s'annonce beaucoup plus radieux. Je ne peux pas exprimer avec des mots combien je suis reconnaissant Dr.Wealthy! C’est comme si nous avions finalement redécouvert les choses les unes sur les autres qui nous ont fait tomber amoureux en premier lieu. Tous les soucis et le stress ont tout simplement disparu. Merci Dr.Wealthy d'avoir sauvé mon mariage brisé et d'avoir ramené mon mari! ». Mon mari et moi vivons de nouveau heureux ensemble. Merci à Dr.Wealthy. Si vous avez un problème, contactez Dr.Wealthy maintenant et je vous garantis qu'il vous aidera à le contacter via wealthylovespell@gmail.com WhatsApp +2348105150446

Jane Wembli 29/01/2020 05:20

Après 5 ans de mariage avec mon mari avec 2 enfants, mon mari a commencé à agir bizarrement et à sortir avec d'autres dames et m'a montré un amour froid, à plusieurs reprises, il menace de me divorcer si j'ose l'interroger sur sa liaison avec d'autres dames, je a été totalement dévasté et confus jusqu'à ce qu'un vieil ami à moi me parle d'un lanceur de sorts sur Internet appelé DR.WEALTHY qui aide les personnes ayant des problèmes de relation et de mariage par les pouvoirs des sorts d'amour, au début, je doutais si une telle chose existe, mais j'ai décidé pour l'essayer, quand je l'ai contacté, il m'a aidé à lancer un sort d'amour et dans les 48 heures mon mari est revenu vers moi et a commencé à s'excuser, maintenant il a cessé de sortir avec d'autres femmes et le sien avec moi pour de bon et pour de vrai . Contactez ce lanceur de sorts d'amour pour résoudre votre problème de relation ou de mariage aujourd'hui via: wealthylovespell@gmail.com ou directement WhatsApp: +2348105150446 DR.WEALTHY

une anonyme 28/05/2019 11:50

C'est horrible ce que tu as vécu.
J'ai un enfant non désiré dans le ventre, enfin désiré que par moi. Et un autre très désiré de deux ans et demi.
Un jour, un accident de préservatif, et notre vie bascule... j'ai eu le droit au "FAIS CE QUE TU VEUX, JE N'EN VEUX PAS D'AUTRES. JE N'aimerais que notre ainé, et l'autre je ne m'en occuperais pas".
le fais ce que tu veux qui se transforme en reproche... et à côté de ça "je te soutiendrais" (mon cul oui). ((mais je pense qu'il a du être moins dur que ton homme, ou j'ai préféré l'ignorer en ne lui en parlant plus).
Bref, j'ai choisi de le garder, de toute façon le premier je m'en occupais déjà quasi seule, je vais prendre un congé parental de 2 ans pour me consacrer à mes 2 enfants.
Avorter : mon couple allait exploser et j’allais m'en vouloir toute ma vie
Ne pas avorter : mon couple risque d'exploser, mais je ne vais pas m'en vouloir d'avoir tué mon bébé.

le choix a été plus facile que le tien car je n'en ai qu"un. Si j'en avais déjà eu 2, il aurait fallu changer de voiture. Seule avec 3 enfants bas âge, trouver un appart assez grand et dans mes moyens en maman solo... quasi impossible.
seule avec deux enfant, j'peux garder ma petite citadine, avoir un F2, (deux enfants dans la même chambre et moi dans le salon en convertible).
bref il n'y a pas de bon choix...
pour éviter à nouveau cette situation. Chéri (qui commence à se faire à l'idée d'une famille de 4), va avoir recours à une vasectomie.

je suis contente que l'on puisse avoir le choix, mais le choix doit vraiment nous appartenir sans influence extérieur. C'est dommage que dans bien des cas ça ne soit pas le cas. Je te souhaite bien du courage pour remonter la pente, je sais que tu veux que nos lecteur gardions un oeil bienveillant sur ton homme, mais je n'y arrive pas, il a bien été égoïste et virulent et ignorant ta détresse.

Laurianne 19/04/2019 22:24

je suis estomaquée de lire cet article que je n'avais pas lu avant de vous envoyer mon mail ce soir... j'en suis navrée il va avoir l'air totalement déplacé. on s'en toute la détresse et la douleur que vous ressentez... j'espère que votre couple survivra et surtout que vus réussirez à vous pardonner... je vous souhaite tout le courage du monde !

Gwel 20/03/2019 21:01

Je ne sais pas si je pourrais encore aimer mon conjoint si il me faisait vivre ça....
Je suis désolée pour vous en tout cas, plein de courage....

Nadege 15/03/2019 22:36

En lisant votre texte j en ai eu les larmes aux yeux, et comme beaucoup ici je peux comprendre le choix de votre mari de ne pas vouloir un 3 eme enfant en moins de 3ans, mais ce qui ressort le plus c’ est votre solitude à vous , c était sa décision mais c est vous qui l avait fait (seule), c est vous qui en souffrait encore des mois apres ( encore seule), c est cela qui est plus choquant de la part de votre mari, cet enfant vous avez été deux à le faire mais seule à en subir les conséquences immédiates et future...
J ai eu recours à l ivg et c était notre décision à nous deux car je le sentais incapable de faire face, il n était pas stable ni assez mur et la situation compliquée et malgré tout ça a détruit quelques chose entre nous,il a pourtant été très présent et un vrai soutien, mais peu de temps apres la séparation a été la seule solution et j ai pourtant mis plus de trois ans à m en remettre. La naissance de ma fille avec mon conjoint actuel ne m à pas aider c est seulement aujourd hui six ans après que je pense avoir panser la blessure...
j espère que votre mari a bien réfléchit en vous faisant vivre ça seule car déjà à deux ça peut détruire un couple mais de cette façon c est encore pire... un jour vous irez mieux vous n oublierais jamais mais vous irez mieux... pour votre couple j espère que ça guérira aussi je vous le souhaite ...

3femmesen1 03/01/2019 22:51

Quel récit poigant...
Si je peux te donner un conseil, qui j'espère, ne sera pas malvenu, ne reste pas seule avec cette douleur et cette culpabilité. Toute cette situation est vraiment de nature à imprégner négativement ta vie ou celle de tes enfants. Il y a sûrement plusieurs façons de regarder ce que tu as vécu, et en démeler les tenants et les aboutissants avec une oreille attentive, faire la part entre la blessure, le choix et le désir permet de retrouver pied quand on se noie dans des émotions trop envahissantes qui empéchent de vivre pleinement sa vie. Le salut n'est pas sur le divan, mais certaines situations méritent qu'on s'y attarde car nous avons tous le droit de vivre heureux. Je te souhaite beaucoup de courage dans ce malheur qui t'étreint.

Un Mari 06/12/2018 21:25

Vous serez probablement des milliers à lire cet article, à le lire avec vos sentiments, vos émotions. A avoir je l’espère de l’empathie. Et pour d’autres à juger, juger derrière votre écran, par milliers, jugés assis dans le canapé, ou allongé dans votre lit sans rien avoir vécu de cette histoire : ni le touché, ni les odeurs, ni le goût, ni le ressenti, ni les émotions : ni la colère, ni les larmes, ni le doute, ni les insomnies, ni la peur. Ni la certitude, celle de ne jamais prendre la bonne décision. Il n’y avait aucune bonne décision ! Aucune ! Car ce genre de décision n’est pas soutenable, ni raisonnable. Prendre une telle décision ou ne pas la prendre ce n’est déjà plus être la même personne, lorsque vous acceptez, vous n’êtes pas le même qui refuse, lorsque cela est « fait » vous n’êtes plus le même non plus.
Les questions de débuts de vie et de fin de vie sont des questions personnelles et sociétales à la fois, si c’est trop insoutenable, la société, par son opinion, par action, par son acceptation ou non acceptation peut aider, bref la formation d’une culture sur ce sujet peut aider. Le poids social est énorme dans ce genre de décisions. Lorsque le couple n’est pas en accord, il est impossible techniquement de forcer l’autre, institutionnellement et par l’acte même. Malheureusement, dans ce cas, c’est toujours les femmes qui ont le dernier mot car les hommes ne portent pas les enfants.
Essayez d’abord de vous juger vous-même avant de juger les autres, chaque histoire est différente, elles ne sont pas transposables, car chaque couple est différent, chaque contexte est différent, chaque vécu est différent, chaque ressenti, chaque émotion ! C’est pour cela, que je crois que l’avortement doit rester légal. Chacun doit prendre sa décision en âme et conscience et personne ne peut juger, pas même l’Autre. Ni l’Autre le plus proche. Ne soyez pas juge mais créateur pour les autres, comprenez les, tous, ceux qui ne voulaient pas et ceux qui voulaient. Vous n’êtes pas à même de juger, s’il quelque chose l’est, avec toute son omniscience et toute sa puissance, nous le saurons bien tôt ou tard. Aidez-les, c’est tout !

Maman bb4 20/02/2019 15:09

Cher mari, Mais je juges et je ne crains pas le jugement.
Mais attention dans le comportement de cet homme ce qui me choque n'est pas sa décision mais sa LÂCHETÉ. Je ne sais pas quel mari vous êtes mais sachez qu'à mes yeux de femmes de mère, il m'aurait été intolérable qu'un homme ne soit pas présent dans les moments difficiles !
Ce qui me choque au plus profond de mes entrailles de mère est que cet homme est laissé sa femme seule lors de son accouchement ! Est ce de l'amour ?

Cendra 04/12/2018 16:23

Quel récit... je suis toute retournée, c'est rempli de douleur, de tristesse et de colère, et j'ai ressenti tout ça en moi rien qu'en te lisant. Je t'envoie mes pensées les plus douces..

Isabelle d'EzEvEl 04/12/2018 13:27

Où est l'amour dans tout ça ??? On est 2 pour faire un enfant, alors lui gâcher la vie !!!!!

maman pipelette 03/12/2018 23:26

mon dieux... les mots me manquent tant je suis émue aux larmes, tant je me retrouve dans ton texte, tes maux, tes mots ... je l'ai vécu y a quelques années ... j'ai fini par en écrire un article mamanpipelettesite.wordpress.com/2017/08/21/ivg-ca-narrive-pas-quaux-autres/ j'avais besoin d'enfin l'écrire, de me libérer de ce secret !!! la sage femme ne t'a pas proposé de voir une psy ? moi c'est ca qui m'a sauvée j'etais au fond du gouffre tant que je n'avais pas eut ce rdv ... si tu veux en parler n'hesite pas !

Bebechangelavie 03/12/2018 21:28

Je ne peux que t'envoyer tout mon soutien même si cela ne changera rien à la peine que tu ressens.
J'ai moi aussi avorté il y a quelques années, mais j'ai été libre de mon choix, bien au contraire, mon mari, qui ne l'était encore pas, voulait cet enfant, mais pas moi, je ne lui ai pas laissé le choix.
Aujourd'hui je sais que j'ai pris la bonne décision, mais elle n'était pas facile apprendre et je garde encore la lourdeur de ce choix tout au fond de mon cœur.
Peut-être faudrait-il quand même sire à ton mari ce que tu as sur le coeur ? Tu ne peux pas rester avec toute cette rancoeur au fond de toi...

Laetiteste 03/12/2018 20:58

Non non ce n’est pas toi qui a tué ton enfant mais ton mari car il t’a forcé à le faire.
Non je ne pourrai jamais pardonné ça a mon homme jamais.
Tu devrais lui faire part de ton ressenti vis à vis de tout ça et peut être ouvrira t’il les yeux et les regrets arriveront. Et très sincèrement j’espere qu’il aura beaucoup de regrets !!!

Ma vie de maman fois 4 03/12/2018 20:51

Coucou
Oh mon dieu, ils ont été horrible de le jeter et les WC.. Je t'envoie plein de bisous courage

Emmanuelle du blogTribu Love 03/12/2018 19:15

Beaucoup de courage à vous...pour aussi avoir avorter pour d'autre raison à votre terme .J'ai subi une aspiration et ai ete endormie .Je trouve étrange que vous ayez du accoucher et vu l'épisode des toilettes.Cela est plus que mal traitant....

julie du blog family life by mam 03/12/2018 19:07

bonsoir Laura,

ton récit ma poignée, au fur et à mesure des lignes mon cœur saigne pour toi !

Effectivement tu est rongé par la culpabilité,. je sais que tu dit que ton mari est quelqu'un de bien mais aujourd’hui n'oublie pas que ta culpabilité et ta souffrance émane de son attitude et son manque de bienveillance, d'empathie....
Pour moi en 2018 nous ne pouvons pas obliger une femme à avorter ou bien lui "coller une pressions pour le faire..." c'est tout bonnement inacceptable.
Mais aujourd'hui c'est ton histoire, il va falloir apprendre à vivre avec et te reconstruire , aimer tes enfants plus que tout et aller de l'avant pour eux et toi .
je te souhaite tout mon courage, la bise julie .

Marie 03/12/2018 15:04

Oh ma Laura comme tu as du courage de mettre tout cela noir sur blanc... je suis de tout cœur avec toi ????

jennifer engietiphaine 03/12/2018 14:10

Je viens de lire votre article! Je ne l'ai jamais vécu, je ne veut pas le vivre! Nous avons actuellement deux enfants, nous n'en voulons pas d'autre! Mon conjoint lui dit, que si "par accident" je venais a tomber enceinte (je prend la contraception depuis déjà pas mal d'année, je touche du bois, j'ai jamais eu de soucis et encore moins de grossesse avec ma contraception, mais comme on voit beaucoup de femme tombé enceinte sous contraception, du coups parfois j'y pense) je disait donc, que mon conjoint lui dit, que si "par accident" je venais a tomber enceinte, il serait contre l'avortement! Comme lui je suis contre l'avortement, mais en réalité, moi qui ne veut plus avoir d'autre enfant, je me dit que si ca venait a m'arriver, je ne saurais meme pas quoi faire moi meme! Je pense que le choix de garder ou non est compliquer! Une femme peut très bien ne pas vouloir devenir mère ou avoir d'autre enfant, et pareil pour un homme!

Un pote a mon homme a vecu cette situation (bon en meme temps, il a jamais de bol avec les femmes) il a fréquenter une nana durant 1 an, elle tombé systématiquement enceinte (3 grossesses en moins de 3 mois) lui il était catégorique, elle en avait 3, il en avait pas, leur relation daté pas assez longtemps a ses yeux pour devenir père, elle a donc avorter a chaque grossesse! Il sait mis avec une autre femme qui a un sacré caractère, ca faisait a peine 1 mois qu'ils etaient ensemble, qu'elle lui imposé déjà a devenir père! elle a donc avorter, mais a finalement fait en sorte de tomber enceinte meme pas 3 mois après! ce que je veux dire, c'est qu'il faut savoir accepter les choix que ce soit l'un ou pour l'autre, meme si je sais que c'est difficile! il faut en parler longuement jusqu'à ce que l'on trouve un accord!

moi ce qui me choque dans votre histoire, c'est pas le fait qu'il n'a pas voulu de cette enfant, non, ce qui m'a choquer, c'est le fait qu'il est votre mari et qu'il ne vous a pas soutenu, il pouvait très bien etre pour cet avortement tout en vous soutenant! moi je l'ai toujours dit, les enfants ont les fait a deux, les choix se font a deux, en l'occurrence, vous avez obéit a son choix, si ca se trouve, il le regrettera lui meme d'avoir agis comme ca, et de vous avoir donner cet ordre d'avorter!

Je vous souhaite bon courage

Sandy jonquille 03/12/2018 06:33

J'ai suivi ton histoire sur insta, jour après jour, jusqu'au dénouement final. Je souhaite te donner mon avis extérieur, tu en fais ce que tu voudras, je pense que si tu viens t'exprimer ici c'est par besoin d'extérioriser les choses, mais aussi pour partager ton ressenti, et ton vécu, à celles qui vivraient la même chose. Et je pense que nous sommes nombreuses (je m'inclu dans le lot) à avoir dû faire ce choix. Parce que voilà, même si tu espérais un dénouement moins tragique, tu as fais ce choix. A l'origine tu l'as fais dans l'intérêt de ton mari, de tes enfants, de ta situation précaire. Tu ne te voyais pas mettre ton enfant au monde dans ces conditions. Tu ne peux décemment pas culpabiliser de cela. Pour ce qui est de ton mari, aujourd'hui tu lui trouves des excuses en te rejetant la faute, mais comme tu le dis si bien, tu ne lui pardonneras jamais. Quelque chose c'est brisé entre vous désormais. Et malheureusement rien ne pourra arranger ça. Il va te falloir vivre avec cette décision désormais, prendre soin de tes enfants, et de toi surtout. Tu es une maman, et c'est ton rôle principal aujourd'hui, celui que tu as toujours voulu, alors il va falloir aller de l'avant, et mettre tout ton courage et ta force dans ce qui est le plus important pour toi. La vie est faite de combats, et il y a toujours une raison a cela, et c'est à toi de trouver laquelle. Douces pensées

Tout droit réservés My Sweet Little Baby © 2014  -  Hébergé par Overblog