Être une femme libérée, c'est pas si facile...

Être une femme libérée, c'est pas si facile...

"En 2010, en France métropolitaine, les femmes ont en moyenne leur premier enfant à 28 ans, soit quatre ans plus tard qu’à la fin des années 1960. Le report de l’âge à l’accouchement ralentit toutefois depuis une dizaine d’années. Les femmes sont également plus âgées à la naissance d’un deuxième ou troisième enfant. Au total, l’âge moyen des mères à l’accouchement quel que soit le rang de naissance de l’enfant atteint 30 ans en 2010. " (Insee)

Voilà à quoi on arrive... J'ai vingt-deux ans, et en l'écrivant, je m'exaspère d'avance en me disant que même moi, à la lecture, je trouve ça jeune.

Comment expliquer qu'en 50 ans, l'âge considéré de la maturité ait tant reculé ?

J'y ai beaucoup réfléchit. Et le constat est belle et bien là, aujourd'hui, à 22 ans, on nous considère pas capable de faire grand chose. On a dépassé de loin l'adolescence, et on censé être des adultes, nous payons des factures, des impôts, on nous dit "bonjour madame" à la boulangerie, les enfants nous voient comme des "mamans" et les parents nous voient comme des "enfants". Nous avons déjà quitté le cocon familiale depuis plusieurs années, sans être totalement autonomes financièrement, on tend à l'être. On hésite à nous embaucher, en prétextant que c'est la crise, mais à bien y regarder, c'est peut être plus ces traits enfantins, je dirais même juvéniles qui pousse notre potentiel futur employeur à nous dire "vous avez quel âge déjà ? AH... 22 ans ? Le même âge que ma fille ! C'est drôle..."

oui, c'est à mourir de rire... je m'étouffe presque. ha.ha.ha.

Bref, ce que je veux dire, c'est que depuis cinquante ans, on a créer l'infantilisation du jeune adulte. D'ailleurs on a crée le terme "jeune adulte".

La faute à qui ? Ou à quoi ?

Les études... on en revient là. C'est bien ça. Mesdames et Messieurs, les études nous infantilises. Notre génération doit courir après les licences, masters et doctorat pour avoir une chance d'avoir (peut-être) un travail (c'est même pas sûr). L'âge de fin d'étude culmine désormais aux alentours des 26 ans, ensuite, il faut bien lancer sa carrière de femme accomplie, trouver l'homme parfait, se marier, devenir propriétaire, et ensuite, à l'aube de nos trente ans, envisager (peut-être) d'être parents...

Seulement voilà, quand on fait le bilan, entre nos 20 ans et nos 30 ans, il ne se passe pas grand chose. Bon si, les sorties, les études, les soirées alcoolisées, la liberté... youuhouu !

Mais pour peu qu'on ne soit pas fêtard, qu'on est un groupe d'amis pausé, qu'on soit en couple depuis plusieurs années, qu'on est un joli chez soi tout en Ikea, avec deux chambres et terrasse, qu'on se fasse des soirées-à-quatre-autour-d'une-table-carré-avec-une-verre-de-vin-blanc (je le préfère au rouge) et qu'on se rende compte qu'il nous reste 7 ans à vivre avant de pouvoir passer à l'étape supérieur, rapidement, on trouve le temps long.

Je gueule aujourd'hui, contre l'impression que la société me dicte ma vie. Car fonder une famille avant 30 ans, c'est mal. Tellement mal, qu'on fini par le croire.

Parce qu'on nous a gavé la tête en nous disant que les mariages, "y'a qu'à regarder vos parents" finissent tous en divorces.

Parce qu'on nous a dit dix milles fois, que l'amour, ça n'existait pas.

Qu'avoir un bébé avant la fin de ses études, c'est un pêché capitale, qu'on a écrit tellement tôt dans la bible, qu'il s'est effacé depuis.

Etre maman à 22 ans ? Ca va pas la tête ? Ca va détruire ta jeunesse !

Jeunesse passée à quoi ? A étudier ? A attendre que tout ça finisse pour passer à autre chose ? A attendre de pouvoir vivre vraiment, comme on l'entend ? Sans se demander si on est hors-normes ou pas ?

Je milite pour le droit à la maternité à 22 ans. Parce que les femmes qui sont prête, et qui en ont les moyens, ont le droit d'être mère. Je milite pour que nous ayons le doit d'être femme, libre, même si pour nous, la liberté, c'est le maternage. Je milite pour le droit d'être mère avant tout, pour le droit de se sentir mère avant de l'être, pour le droit d'être mère autant que femme et femme autant que mère. Je milite pour le droit à la maternité. je milite pour le droit d'être mère au foyer, sans se faire insulter. Je milite pour avoir le choix, dans les deux sens.Parce que oui, à la vingtaine, en étant mère, on peut s'en sortir.

Je milite pour le rêve.

Lo.

Lo 15/12/2013 20:53

Je suis bien d'accord avec toi, mais on nous dicte malheureusement notre manière d'être femme en permanence. On a beau être dans une société qui se dit "pour les libertés" on est tous enfermés dans un cadre duquel il est difficile de sortir...
Mais qu'on en ait conscience, ça aide pas mal déjà ! A plusieurs, on va s'en sortir !

Mapi ! 03/01/2014 15:47

Une fille de nos âges enceinte est jugée par les autres. Qu'a-t-elle de moins ? A-t-elle moins d'expérience qu'une femme de 40 ans qui n'a jamais touché à un bébé ?

Mapi 15/12/2013 20:44

Hey !
Cet article est génial ! Je suis d'accord avec toi sur toute la ligne =) mais surtout sur ça : "Jeunesse passée à quoi ? A étudier ?" Mais graaaaave !!!!!
Bon, tu sais que je suis pas mère dans l'âme comme toi, mais que la société nous dicte notre situation, jusqu'à nos pensées et nos convictions : NON !!!
Moi, je fais ce que je veux, d'abord ! =P
<3

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